M’engager en période de conversion

Avant de pouvoir vendre avec le label AB, vous devrez réaliser une période plus ou moins longue dite de « conversion », pendant laquelle vous appliquerez le cahier des charges Bio.

Pour les productions végétales, la durée de conversion varie de 2 ans (cultures annuelles et prairies) à 3 ans (cultures pérennes : vignes et vergers).

Pour les productions animales, cette conversion varie de 6 semaines (poules pondeuses), en passant par 6 mois (animaux produisant du lait et les ovins viande ) jusqu’à 12 mois (équidés et bovins viande). Le démarrage de la conversion du cheptel peut s’effectuer simultanément au début de la conversion des surfaces; la durée de conversion des animaux est alors inclue à la durée de conversion des surfaces (soit 2 ans en tout).

Il existe 2 cas de figure dans lesquels la durée de conversion bio peut être réduite :

  • Certaines parcelles peuvent être notifiées en bio immédiatement; c’est le cas d’une reprise de friche ou d’une prairie naturelle n’ayant pas reçue de produits chimiques depuis plus de 3 ans. Pour être validé, ce « passage direct » en bio doit accepté par les organismes de contrôle. Dans ce cas, les surfaces ne peuvent pas prétendre à l’aide « conversion« , mais les productions peuvent directement être valorisées en bio.
  • Les éleveurs peuvent s’engager en conversion « non simultanée ». La première année, seules les surfaces sont converties. En deuxième année,  c’est au tour des cheptels de démarrer la conversion, ce qui – en production laitière – permet de produire du lait bio en 18 mois. Attention toutefois à bien mesurer les implications en termes de valorisation des animaux et de gestion de l’alimentation dans ce cas.

 

>> Retrouvez ici la fiche de présentation des points clés de la conversion laitière en Auvergne (septembre 2016)

>> Retrouvez ici un récapitulatif des implications d’une conversion simultanée ou non simultanée : article « Conversion simultanée ou non simultanée ? »  (article extrait de la lettre filière FNAB « LAIT » n°6 de mai 2016, disponible en intégralité et avec l’ensemble des lettres filières sur : www.fnab.org )