Qu’est-ce que la conversion Bio ?

La conversion à l’agriculture biologique correspond à la phase de transition entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. Cette période implique une adaptation des systèmes de production au cahier des charges spécifique de la Bio.

La réussite d’un projet de conversion est conditionnée par la succession de 3 phases :

  • une première phase de réflexion qui permet au producteur d’appréhender les changements réels impliqués par le passage en bio ;
  • puis une phase de conversion à proprement parlé qui sur le plan administratif dure 2 à 3 ans ;
  • enfin une phase de suivi, de poursuite et de perfectionnement de son activité.

D’une manière générale, l’agriculture biologique repose sur la gestion durable des systèmes d’exploitations, sur le respect des équilibres naturels et de la biodiversité. Pour l’agriculteur, il convient de savoir observer ce qui se passe autour de soi et toujours penser prévention.

Les productions végétales

  • La rotation des cultures est certainement la clef de voute d’un système bio qui fonctionne. C’est une réflexion à avoir avant toute implantation de culture qui permettra de :
    • maintenir un sol propre en réduisant la prolifération de mauvaises herbes, parasites ou maladies en orientant ses choix de cultures et de variétés
    • améliorer la richesse du sol en implantant des légumineuses par exemple
  • La fertilisation est basée sur l’apport de matières organiques. Elle se concrétise par :
    • l’utilisation rigoureuse des effluents d’élevage produits sur l’exploitation : quelles quantités à épandre pour quelle culture ?
    • l’utilisation d’engrais verts. Ces cultures devront avoir toute leur place dans la réflexion de l’assolement et la rotation des cultures
  • Le désherbage sera mécanique ou thermique.
    Il faut réagir vite pour être efficace et penser à recourir à des méthodes comme le faux semis, le mulching, le paillage…

Les productions animales

  • L’autonomie alimentaire est à rechercher autant que possible sur l’exploitation.
  • Le logement et les pratiques d’élevage sont soumis à des règles strictes au niveau du cahier des charges.
  • L’aspect sanitaire
    L’observation régulière de ses animaux permettra de réagir vite si une pathologie se déclare dans le troupeau. Dans  la mesure du possible on remplacera les médicaments allopathiques par de l’homéopathie, phytothérapie ou aromathérapie.